Quand le petit coeur fait des siennes.
- Caroline Michel
- 27 janv.
- 2 min de lecture
« Bonjour, je m’appelle Catherine, maman deux fois. Deux naissances. Deux dénouements qui n’ont pas été entièrement comme je les aurais souhaités:
-une césarienne après 12 h de travail et
-un AVAC instrumentalisé (forceps, épisiotomie sans consentement - qui ont engendré pour moi un très long processus de guérison physique)
Un dénominateur commun: décélération du coeur fœtal.
Des questions qui persistent dans mon coeur et ma tête: est-ce que mes bébés étaient réellement en détresse ? Ou est ce que la décélération du cœur de bébé, sans autre signe de détresse apparente, n’était pas plutôt une variation physiologique normale du rythme cardiaque du fœtus pendant mes accouchements?
Est-ce que les « choix » qui m’ont été imposés lors de mes deux enfantements étaient les plus judicieux ou l’ont-ils été par excès de prudence d’un corps médical trop interventionniste?
Est ce que ces marques mentales et physiques auraient pu être évitées?
Est ce que des naissances un peu plus douces auraient pu être offertes à mes bébés?
Si la réponse à toutes ces questions est « non », est-ce que les faits entourant les situations rencontrées auraient pu m’être mieux expliquées? Et surtout avec plus de transparence?
Même si le doute subsiste pour moi pour les questions précédentes, jai une certitude toutefois que la réponse à cette dernière question est « oui ».
En l’absence d’explications claires, complètes et transparentes, peut-on prétendre faire un choix libre et éclairé?
Est-ce que l’on porte par la suite le poids, la marque de ces naissances aux issues précipitées? Quelle maman voudrait prendre le risque de mettre la vie de son bébé en danger?
Je me pose de nombreuses questions et je pense aussi beaucoup à toutes ces femmes qui ont vécu une histoire similaire à la mienne et je leur envoie tout le réconfort du monde et tout mon amour. #sisterhood
Je pense que le corps hospitalier pourrait se poser des questions lui aussi, s’intéresser aux témoignages des femmes qui ont été leurs « patientes ». Il pourrait décider de s’intéresser davantage à la physiologie de l’accouchement, au respect du processus naturel, aux composantes d’un vrai choix libre et éclairé.
Et si on décidait aussi socialement de faire mieux pour les femmes, pour les bébés et pour les générations à venir….? »
Catherine


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